Sylvie Amici, COP et secrétaire générale d’une association de COP

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Conseillère d’orientation – psychologue et secrétaire générale de l’Association des Conseillers d’Orientation – Psychologues de France (ACOP F). COP pendant 8 ans sur le secteur de Sarcelles et depuis 11 ans dans l’Académie de Créteil, sur le secteur d’Aulnay-sous-Bois.
L’impression qui reste, c’est l’impression d’avoir été bien utilisée, d’avoir fait une rencontre, d’avoir eu en face de soi une personne qui n’avait pas d’a priori et qui a su nous utiliser, pour des questions d’information ou pour autre chose. C’est pour ça qu’on déçoit aussi parfois, c’est qu’on est juste là pour poser un cadre de réflexion.
C’est par l’intermédiaire de Thierry Boy que je reçois un jour un appel téléphonique de Sylvie Amici. Après lui avoir expliqué ma démarche, nous nous retrouvons à l’issue d’une journée à l’INETOP dans un café de la rue Gay-Lussac.
Sylvie m’explique d’abord sonquotidien de conseillère d’orientation – psychologue, très riche et varié, oscillant entre le travail direct avec les élèves et diverses réunions au sein des établissements qu’elle fréquente.
Le matin même de notre entretien, le quotidien Le Parisien posait la question, en Une, « Orientation scolaire: nos enfants sont-ils bien conseillés ? ». Le quotidien n’hésitait pas à extraire du rapport Kepel une phrase qui avait déjà fait polémique au moment sa publication: « le conseiller d’orientation – psychologue serait même plus détesté parfois… que le policier!« . Sylvie considère que l’image de leur profession qui est donnée par les médias ne correspond en rien à cela et ajoute « Avez-vous déjà entendu parler d’un conseiller d’orientation qui se serait fait agresser? »
Il y a une grande sérénité dans les propos de Sylvie Amici. Son statut de secrétaire générale d’une association professionnelle lui a sans doute conféré une certaine modération. Et pourtant, si le ton est calme, les propos sont fermes. Elle est tout à fait disposée à voir le système d’orientation être réformé, mais elle insiste sur le fait que les COPs ne sont pas responsables de tous les maux. Le monde de l’emploi a également sa part de responsabilité dans les questions d’orientation.
Reprenant les conclusions d’une enquête de l’UNESCO, Sylvie défend l’idée que l’élargissement du nombre de bacheliers a été un grand progrès et qu’il est nécessaire de poursuivre dans ce sens l’accroissement de la population diplômée, car « plus le premier diplôme est élevé, plus il sera facile à l’individu de changer de métier ».
Enfin, j’interroge Sylvie sur l’importance que peut revêtir un salon tel que le salon de l’orientation du 24 au 27 novembre 2011, qui se déroule Porte de Versailles. Le procédé a ses limites mais il a tout de même un intérêt indéniable pour Sylvie: il permet de se mettre en action plutôt qu’en position de soumission devant les choix d’orientation.
| Extraits disponibles de l’interview de Sylvie Amici | |
| Extrait #1 | Mon quotidien de COP |
| Extrait #2 | Images, réalités du travail et rapport Kepel |
| Extrait #3 | On connaît les formations mais on connaît aussi le système |
| Extrait #4 | Le monde de l’emploi a sa part de responsabilité |
| Extrait #5 | Investir dans des études longues et denses |
| Extrait #6 | Salon de l’orientation: intérêts et limites |